mardi 19 juin 2018

Boyer, Anne et Drouin, Dominique - Julie


Les Éditions de l’Homme
Parution en mars 2018
234 pages

Roman contemporain, Littérature québécoise

Présentation de l’éditeur

DEUX ANS APRÈS… LA SUITE DE L'HISTOIRE D'après la série télé écrite par Anne Boyer et Michel d'Astous

Une fois son cadet parti de la maison, Julie se sent libérée des obligations familiales. Elle est amoureuse comme jamais de son William et redécouvre les joies de la vie à deux.

Mais un soir, lors d'un congrès où elle est honorée, un événement tragique fait en sorte que sa vie bascule en l'espace de quelques minutes. S'ensuit une longue période de silence et de solitude, qui sème l'incompréhension autour d'elle. Julie aura-t-elle le courage de s'ouvrir à ses proches sur ce qu'elle a vécu ? Saura-t-elle reprendre confiance en elle et en la vie ?

Mon avis

Je viens tout juste de refermer le livre et comme première impression, j’avoue que je l’ai moins apprécié que celui dédié à Hélène et cela me surprend beaucoup, car des trois femmes, c’est Julie ma préférée.

Pourtant, je suis contente de renouer avec la famille Harrison. J’aurais aimé savoir également où en sont rendus Marthe et Zachary.

Il est vrai que le parcours de Julie a été complètement différent de celui d’Hélène et c’est d’avoir deviné avant de le lire ce qui lui est arrivé qui m’a probablement déçue.

Il ne faut pas croire que ce récit est terne et plat, au contraire, les auteures alternent les chapitres en donnant voix en premier à Julie et William et par la suite, à Brian et Marie Pier; Ingrid et Oli ainsi qu’au beau Fredo.

Quoi dire de plus, sinon de lire ce livre pour vous faire une idée par vous-même à savoir si vous appréciez ou non.
Des mêmes auteures

samedi 16 juin 2018

Boyer, Anne et Drouin, Dominique - Hélène

Les Éditions de l’Homme
Parution en mars 2018
256 pages

Roman contemporain, Littérature québécoise 

Présentation de l’éditeur

Hélène s'est difficilement remise du décès d'Étienne et, depuis cette épreuve, elle a renoncé à l'amour. Elle est donc la première surprise d'éprouver une attirance envers Gabriel Delisle, un client qui la consulte pour une cause de divorce. Question d'éthique professionnelle, Hélène et Gabriel choisissent d'attendre la fin des procédures pour laisser libre cours à leur amour naissant. Mais le jour où ils peuvent enfin vivre leur idylle, voilà qu'un terrible obstacle les sépare et jette une ombre sur leur nouvelle relation. Gabriel est-il vraiment celui qu'il prétend être ? Plongée dans la tourmente, Hélène ne sait plus que penser. Tant que la vérité n'aura pas été dévoilée, elle ne pourra tendre les bras vers celui qu'elle désire.

Mon avis

Que c’est bon de retrouver les personnages de la série Yamaska que j’ai écoutée religieusement du début en septembre 2009 jusqu’à la toute fin en mars 2016. J’ai pleuré lors de la dernière émission, car je ne croyais jamais réentendre parler de ces gens que nous avons appris à aimer et à recevoir tous les lundis soir dans nos maisons.

Je ne savais pas trop par quel tome commencer, alors j’y suis allée au hasard avec la belle avocate Hélène qui dans le téléroman tout au début, me semblait difficile d’approche et que je trouvais pincée, mais que j’ai appris à aimer et à lire ce qui lui est arrivé, deux ans après la fin du téléroman, m’a tout simplement confronté avec mon idée que c’était une grande dame.

Comme dit dans la présentation de l’éditeur, elle a de la difficulté à se remettre du décès d’Étienne, cet homme de qui elle était divorcée, mais avec qui elle s’est remariée à la fin de la série. Il y a aussi leur fils Olivier dit Oli pour les intimes qui ne l’a pas eu facile depuis le décès de son père. Il est toujours avec la belle Ingrid Harrison, son épouse et comme tout couple, ils ont leurs hauts et leur bas.

Nous retrouvons également, Julie et Réjanne, mais ce sont des rencontres furtives et l’auteure se cache bien de nous dévoiler ce qui leur arrive, un simple survol comme dit dans les présentations des deux autres tomes « Julie et Réjeanne ».

Également, il y a Christine, la secrétaire (que j’ai toujours trouvé coincée) d’Hélène que l’auteure nous dévoile un pan de sa vie.

Je ne peux vous raconter tout ce qui est dévoilé dans ce livre, mais ce que je peux vous dire, c’est que tout ce que touche Anne D’Astous est un succès sans conteste et en plus avec Dominique Drouin, je peux qu’ajouter que c’est un incontournable.

Inutile de vous dire que j’ai adoré et que je vous en recommande la lecture. Que vous ayez écouté la série Yamaska ou non, vous pouvez lire ce livre et je suis certaine que vous allez adorer tout comme moi.

Allez, lancez-vous et bonne lecture ! (L’été qui arrive est un temps idéal pour dévorer ce livre et même j’en suis certaine, les deux autres intitulés Julie et Réjanne.) Fiez-vous sur moi ! Je continue avec Julie, ensuite Réjeanne et je sais que je vais regretter de les avoir lu trop vite, tellement j’ai aimé Yamaska et la suite ne peut mentir.

dimanche 10 juin 2018

Lambert, Annie - Bien roulée... et future mariée!


Éditions de Mortagne
Collection Lime et Citron
Parution : mai 2018
344 pages

Chick lit, Littérature québécoise

Présentation de l’éditeur

Ça y est, je suis folle comme d’la marde ! L’homme de ma vie, celui avec qui j’habite depuis un an, m’a demandée en mariage !!! Je vais pouvoir descendre l’allée sous les yeux de cent mille invités, vêtue d’une robe blanche immaculée dont la traîne n’en finit plus, dans un lieu romantique à l’os, avec un buffet somptueux et du champagne hors de prix…

STOP ! Ça, c’est dans ma tête. Dans celle d’Arnaud, c’est pas mal différent… Mais je suis certaine que je peux le convaincre d’organiser la noce de mes rêves. De toute façon, le mariage, c’est une affaire de fille !

J’aurai besoin du soutien de ma grande amie Margo. Mais, depuis que la cigogne est passée chez elle, il faut quasiment prendre rendez-vous un mois d’avance pour se voir. Et, avec l’adorable fille d’Arnaud qui habite chez nous une semaine sur deux, je manque de temps pour tout prévoir.

Une chance que je peux compter sur mes parents pour m’aider. Quoiqu’ils s’investissent peut-être un peu trop, finalement. Ça fait presque peur.

Je suis donc une femme comblée, toujours trop ronde, et amoureuse comme jamais. Je vis vraiment d’amour et… de vin ! Alors, je lève mon verre aux nouveaux défis, aux éternels problèmes, à mes nombreux ennuis, à ma culotte de cheval, mon double menton, mon gras de bras et… ah oui ! À mon mariage !

Mon avis

Rosaline a enfin trouvé chaussure à son pied. Effectivement, son beau policier Arnaud l’a demandé en mariage et elle l’a vraiment pris au pied de la lettre. Elle n’a fait, ni un, ni deux et elle a fixé la date du mariage en le mettant devant le fait accompli (même s’il était d’accord).

Évidemment, c’est sa mère qui s’est offerte pour écrire les cartes d’invitation. Imaginez un peu… comme dit le dicton : la pomme ne tombe jamais loin de l’arbre. Vous allez comprendre ce que je veux dire en lisant le livre.

Tout comme le premier tome, j’ai bien aimé, mais je me dois de vous avouer que les crises de larmes de Rosaline m’ont joyeusement tapé sur les nerfs cette fois-ci. Trop, c’est comme pas assez et en effet, je l’ai trouvé pas mal brailleuse.

Si je ne tiens pas trop compte des périodes larmoyantes, je peux vous dire que j’ai bien aimé ce deuxième opus que j’ai quand même dévoré. Il se lit bien, est distrayant et notre gaffeuse préférée ne peut que nous faire rire. En bref, une auteure qui vaut la peine d’être lue.

Lu dans le cadre d'un service de presse de


De la même auteure

mercredi 6 juin 2018

Lambert, Annie - Bien roulée


Éditions de Mortagne
Collection Lime et Citron
Parution : mai 2017
296 pages

Chick lit, Littérature québécoise

Présentation de l’éditeur

En tant que styliste, je voyage beaucoup et j’habille de grandes stars, ce qui me permet de flirter avec la mode, que j’adore, mais que je ne pourrai malheureusement jamais porter, faute d’avoir une shape de cure-dent ! En effet, mes rondeurs et mes bourrelets me font davantage la taille d’un bourdon que celle d’une guêpe…

Et, allez savoir pourquoi, la maladresse me colle aux fesses autant que la cellulite, me plongeant toujours dans des situations ultra-embarrassantes… dont je suis seule à pouvoir rire. Si seulement mon emploi du temps me permettait de me faire de vraies copines : mes gaffes seraient peut-être plus drôles en gang !

Malgré tout, ma vie me plaît. Et je m’aime bien, moi. Ce sont les stéréotypes qui ne m’aiment pas ! Tout comme les hommes, d’ailleurs, puisque je n’ai toujours pas trouvé chaussure à mon pied.

Mais voilà qu’il y a ce beau policier qui me fait de l’œil. Ou c’est moi qui lui fais de l’œil ? Peut-être que c’est seulement dans ma tête. Peut-être que je crois déchiffrer des signes là où il n’y en a pas…

À trente ans, j’ai enfin l’impression que le vent va tourner ! La vie a mis sur ma route une bonne amie, et l’amour semble sur le point de frapper à ma porte. Pourvu que celle-ci s’ouvre assez grand pour que je passe dedans !

Mon avis

Rosaline est une jeune femme grassouillette, célibataire et propriétaire d’une compagnie de stylisme. Elle dit avoir essayé tous les régimes possibles et imaginables sans trop savoir pourquoi, car elle s’aime bien avec ses rondeurs.

Elle n’a pas de vrais amis, elle a toujours été la petite grosse avec qui on aimait bien travailler pour faire ses devoirs en classe, mais qu’on oubliait dès la porte refermée.

Aujourd’hui, elle habille plusieurs femmes connues dans le show-business et la seule fois où elle décide d’arrêter de faire la boniche pour ces bonnes femmes, eh bien ! Croyez-le ou non, c’est là qu’elle réussit à se faire une amie.

J’ai trouvé bien drôle lorsqu’elle parle de ses parents qui s’obstinent souvent et discutent entre eux en sa présence comme si elle n’était pas là.

Quoi dire de plus que la présentation ci-haut, sinon que ce roman a un petit côté « eau de rose » qui n’est pas piqué des vers et j’ai vraiment apprécié ?

Je ne connaissais pas cette auteure et j’avoue que c’est une belle découverte, tellement que je continue avec « Bien roulée… et future mariée » !

jeudi 31 mai 2018

Pronovost, Johanne - Besoin d'un chum... pis ça presse


Éditions de Mortagne
Collection Lime et Citron
Parution mai 2018
368 pages

Chick lit, Littérature québécoise

Présentation de l’éditeur

Quoi ? Mon grand-père va donner son immense maison de campagne à ma cousine Adèle ?! Mais pourquoi ? Parce que son homme et elle projettent d’avoir des tas d’enfants ? Pfff… Être matché et rêver de fonder une famille ne devrait pas peser dans la balance, il me semble ! Je crie au SCANDALE !

Moi, la fille de party endurcie, obsédée en secret par les princes de Disney, je mérite autant cet héritage. Tout comme Léa, ma constipée de sœur, toujours pucelle à vingt-cinq ans.

Ayant vécu une injustice similaire dans le passé, maman a juré que, cette fois, ça ne se passerait pas comme ça. Voici le plan : Léa et moi devons nous dégoter de faux chums et jouer aux couples amoureux lors de l’anniversaire de grand-père. À force de nous voir, celui-ci reviendra peut-être sur sa décision…

Le problème ? Mon bum de voisin est le seul qui accepte de m’accompagner, et ma sœur n’a pas pu trouver mieux que son collègue hyper geek… Je suis surprise de constater à quel point ces deux-là sont prêts à se donner pour la mise en scène. Peut-être même trop!

Mon avis

Non, je n’ai pas l’intention de vous faire un résumé du livre, il y a la présentation ci-dessus qui décrit bien le sujet. Par contre, je vais vous parler des personnages grosso modo comme je les perçois.

Tout d’abord, il y a deux sœurs et je commence par les Langevin, que je vois comme une famille atypique avec la mère Brigitte, vu comme une MILF (acronyme qui en anglais signifie « Mother I'd Like to Fuck » [littéralement « mère que j’aimerais baiser »]), qui est un peu, beaucoup fo-folle et la plus âgée de ses filles Jamie, une autre belle disjonctée qui n’a plus d’amoureux, mais beaucoup de « fuck friend » et la cadette Léa, genre constipé, qui s’habille comme une bonne sœur, ne boit pas et ne sort pas en boîte. Jusque-là tout va bien…

Mais attendez, y a aussi la famille Lajoie, avec oncle Eddie le brocanteur, sa femme Édith, propriétaire du salon Belle-Minette et qui se trouve très à la mode dans son habillement des années 70 et leur fille Adèle, enceinte qui a toujours faim et qui est mariée à Robin, une sorte d’imbécile qui ne sait pas d’où lui vient son argent.

J’allais oublier de vous parler du petit « bum » et du pathologiste hyper geek. Mettez tout ce beau monde ensemble et réunissez-les pour la fête d’Émilien qui aura 90 ans et vous allez en voir de toutes les couleurs.

Que dire de plus, sinon que Johanne Pronovost saura toujours me surprendre et que j’ai tout simplement dévoré ce livre que j’ai adoré ?
De la même auteure
Lu dans le cadre d'un service de presse par


lundi 21 mai 2018

Cloutier, Geneviève - 1 week-end sur 2 tome 1 De retour sur le marché

Éditions de Mortagne ici
Éditions de Mortagne
Collection Lime et Citron
Parution en avril 2018
408 pages

Chick Lit, littérature québécoise

Présentation de l’éditeur

« Combien consommez-vous de verres d’alcool par semaine? »

Cette stupide question de formulaire dassurance a suffi à me faire prendre conscience dune chose : ma vie est plate. Moi, Caroline Dorion, trente-quatre ans seulement, je nai même pas le temps de boire un verre chaque semaine… Pathétique !

Ça fait deux ans que j’élève mes enfants pratiquement seule. Ça me donnait une excellente excuse pour justifier le manque de piquant dans mon quotidien. Mais là, c’est le printemps, mes hormones sortent de leur hibernation, et je veux m’ouvrir aux possibilités !

Seul problème : le marché du célibat a pas mal évolué depuis que je l’ai quitté… Mais ça va, je suis débrouillarde et bien entourée. Je peux compter sur mes amies, Béatrice et Mélanie, pour élaborer des plans douteux dignes d’ados de quatorze ans. Sans oublier mon cousin Gabriel (spécialiste de la séduction en série) et ses conseils pas toujours judicieux !

Malgré un temps de jeu limité à un week-end sur deux et une idée pas trop claire de ce que je recherche, je dépoussière mes sous-vêtements sexy et je me lance. C’est fou ce arrive lorsqu’on se laisse aller !

On peut dire que l’été qui approche s’annonce beau… et chaud !

Mon avis

Wouah! Quelle charmante lecture, idéale pour les vacances qui arriveront bientôt ! J’ai aimé ce genre de « chick lit » qui est différent de toutes celles que j’ai lues.

Effectivement, notre protagoniste est à la mi-trentaine, directrice adjointe de son ancienne école secondaire, séparée d’un homme avec qui elle s’entend relativement bien concernant l’éducation de leurs enfants, Lily et Elliot et trouve que sa vie n’est pas très excitante.

Avec ses deux amies, un projet est mis sur pied pour qu’elle retourne sur le marché des célibataires et fasse la connaissance d’un bel apollon. Les conseils fusent et un soir, elles l’accompagnent dans un bar afin de voir cette rencontre intéressante. Béa et Mel sont déjà en couple et heureuse, une vient d’être maman et l’autre se désespère de tomber enceinte.

Je suis certaine que vous pensez que cela ressemble beaucoup aux autres livres de ce genre. Mais, c’est là que je vous dis : « Nenon, attendez un peu et vous verrez… »

Le soir où elles sont sorties au bar, c’est un jeune de la mi-vingtaine qui lui court après et la ramène à la maison à la fin de la soirée. Oui, oui, vous avez bien lu, notre Caro deviendra une « cougar ». Hé ! Hé ! Et c’est en cela que l’histoire est différente.

N’allez pas croire que je vais tout vous raconter, han… pas folle la fille, si vous voulez en apprendre plus, procurez-vous ce roman de Geneviève Cloutier et vous ne le regretterez pas.

Une superbe découverte cette auteure et un nom à retenir. Surtout, n’oubliez pas que c’est le tome 1, donc, tralala… une suite à venir avec encore des rires à profusion. Coup de cœur pour moi.

Lu dans le cadre d'un service de presse par  

dimanche 6 mai 2018

Lauzon, Emmanuel - Toxik



Éditions de Mortagne
Collection Tabou (# 42)
Parution en avril 2018
328 pages

14 ans et +, Jeunes adultes, Littérature québécoise

Présentation de l’éditeur

Comment en suis-je arrivée là ? Comment ai-je pu perdre le contrôle de ma vie à ce point, sans m’en rendre compte ? Tout marchait pourtant très bien pour moi. À l’école, avec ma meilleure amie Élodie, avec ma famille et dans mes cours de danse hip-hop…

J’étais convaincue de ne pas être une « droguée ».

J’ai commencé à consommer seulement pour m’améliorer, dans un contexte bien précis : ma participation à un rap battle. Je le faisais pour les bonnes raisons. Et je savais que je pouvais arrêter n’importe quand. Enfin… c’est ce que je croyais. Jusqu’à ce que les problèmes me tombent dessus. Un à un. Jusqu’à ce que ça aille trop loin…

Il a fallu que tout s’écroule autour de moi pour que je prenne conscience de ce qui m’arrivait.

Pourquoi me suis-je laissé entraîner aussi bas ?

***

Au Québec, plus du quart des adolescents déclarent avoir déjà pris de la drogue, du cannabis aux substances plus dures. Si le plaisir est une des raisons souvent évoquées, un nouveau type de consommation s’est répandu au cours des dernières années : la consommation de drogues à des fins de performance. L’histoire de Kellyann met en lumière un visage différent, mais actuel, de la toxicomanie.

Mon avis

L’histoire qui nous est racontée dans ce livre pourrait arriver à n’importe quelle adolescente. Kellyann Foucault, 15 ans, en est la preuve vivante. Elle vit à Lévis, son père est attaché politique, sa mère est directrice d’école et elle a un frère de trois ans son aîné qui est au Cegep.

Kellyann est une jeune fille qui n’a pas de problèmes, des parents pas trop sévères, qui sont très pris par leurs professions. Elle a de bonnes notes en classe, est passionnée par la danse, n’a pas d’amoureux et cela ne la dérange pas plus que cela. Elle a deux grandes amies, Jess et Élodie avec qui elle s’entend mieux. Vous allez penser jusque-là, pas de quoi, en faire un livre, bah, c’est que je veux tout simplement vous présenter son monde.

Alors, notre belle Kellyann participe à une compétition de danse avec son équipe et c’est à cet endroit qu’elle entend un dénommé « Aftermath » lors d’un rap battle, qui utilise le corps des femmes pour rapper et elle ne peut s’empêcher d’intervenir. Le défi est lancé et elle participera au prochain « battle » à condition qu’il ne parle pas de la femme.

Ensuite, tout déboule, elle rencontre Christophe un rappeur qui se donne le nom de Kata-Strophe et c’est avec lui qu’elle commence à se droguer, pour s’éclaircir les idées, être plus performante, mieux composer son texte pour le défi, etc.

Et c’est sa descente aux enfers qui commence, elle qui pensait pouvoir arrêter quand elle le voudrait, a complètement perdu le contrôle de sa vie.

Ce petit bijou de livre est à mettre dans les mains de tous les jeunes, ils se reconnaitront par le langage, la manière d’agir en classe, l’amitié entre eux et, malheureusement, pour d’autres à cause de la drogue dont ils n’ont plus le contrôle.

Qu’à cela ne tienne, à tout problème, il y a une solution et c’est cette partie du livre qui apportera du réconfort pour l’un, empêchera un autre de glisser dans le piège infernal de la drogue et aussi, de savoir qu’il y a toujours une manière de s’en sortir, des endroits où aller, des personnes qui sauront écouter et aider.

Ce livre n’en est pas un de jugement, au contraire, il est rempli de compréhension, d’amour. Un livre à laisser traîner un peu partout afin qu’il soit lu par le plus grand nombre de personnes incluant les parents.

J’aime bien les écrits d’Emmanuel Lauzon, n’hésitez pas à le lire, il fait partie de nos belles plumes de Québec.

Lu dans le cadre d'un service de presse par Communications Julie Lamoureux.

Du même auteur

dimanche 22 avril 2018

Marcotte, Julie - 180 jours et le coeur plein


Éditions de Mortagne
Parution en mars 2018
472 pages

Contemporain, littérature québécoise

Présentation de l’éditeur

Les miens d’abord.

C’est avec cette résolution tatouée sur le cœur qu’Olivia reprend son travail d’enseignante au primaire après un long congé de maternité. Elle doit vite se replonger dans les aléas du métier : épidémie de poux, collègue un peu zélé et parents parfois imprévisibles… Pour éviter que ses proches ne récoltent d’elle que des miettes, elle s’applique à prendre grand soin de ceux qu’elle chérit plus que tout.

De son bébé qu’elle devra partager avec la gardienne, de ses jumeaux qui vivent des hauts et des bas à l’école, de son père dont la santé faiblit, et de l’homme qu’elle aime à la folie.

À mesure que l’année avance, ses élèves lui en demandent tous plus les uns que les autres. La belle Ophélie reste muette, Axel trimballe en classe ses amis imaginaires et Jolan se réfugie sous les meubles comme un animal farouche…  Olivia devra donc se remettre en question et prendre des décisions qui la laisseront la tête vide… et le cœur plein.

Mon avis

Julie Marcotte nous décrit les longues journées en classe d’Olivia, ses joies, ses peines, son attachement à ces petits de première année.

J’étais dans sa classe à la regarder :-
Essayer tout discrètement qu’Ophélie s’ouvre à elle;
Avoir peur que le petit cœur tendre d’Axel devienne aigri avec une mère ayant des  problèmes de santé mentale et un père en prison;
Essayer d’apprivoiser Jolan qui est si peureux;
Et enseigner aux autres enfants la différence du beau Gabriel.

Encore une fois, je ne peux que dire que j’ai adoré ce livre qui nous explique si bien la vie professorale. À travers les écrits de Julie Marcotte, nous ressentons tout le cœur qu’Olivia met à son travail et même si elle a décidé « Les miens d’abord », elle ne néglige rien pour ses petits trésors d’écoliers.

Son talent d’écrivaine n’est plus à faire, elle a déjà pris sa place dans mon cœur comme auteure à surveiller les prochaines parutions.

Bravo à vous et continuez à nous émouvoir avec votre si belle plume. Je vous avoue qu’il y a eu quelques passages où j’avais une boule dans l’estomac et la larme à l’œil.

Merci à Communications Julie Lamoureux de m’avoir fait parvenir ce bijou de lecture. 

De la même auteure

lundi 9 avril 2018

Marcotte, Julie - 180 jours et des poussières



Éditions de Mortagne
Parution en mars 2016
368 pages

Contemporain, littérature québécoise

Présentation de l’éditeur

Mitaines mouillées, invasion de sauterelles, petits plaisirs et gros chagrins… Être enseignante de première année, c’est aussi savoir jongler avec une foule d’imprévus !

Et quand la journée prend fin, Olivia n’est pas moins occupée. Ses jumeaux de quatre ans, parfois aussi turbulents et pleins de surprises que toute sa classe réunie, ont tôt fait de lui rappeler son deuxième métier : celui de maman.

À l’aube de la rentrée, la fatigue se fait sentir, et de nombreuses émotions la chamboulent. Entre le travail, ses enfants et son amoureux qui s’éloigne tranquillement, Olivia ne sait plus où mettre ses priorités. Le temps serait-il venu pour elle de se réorienter ? D’abandonner ses élèves qu’elle adore ?

En puisant dans de nouvelles amitiés et dans les bonheurs qui égayent son quotidien, Olivia veut retrouver la passion qui l’a poussée vers l’enseignement.

Une année scolaire. Dix mois. Cent quatre-vingt jours et des poussières. Une année qui lui fera vivre des moments de grâce et des moments d’horreur ; des arrivées merveilleuses, mais aussi des départs douloureux…

Mon avis

Comment se fait-il que je ne connusse pas cette auteure ? Elle m’a échappé et il a fallu que Communications Julie Lamoureux m’offre en communiqué de presse « 180 jours et le cœur plein » pour m’apercevoir que je n’avais pas lu le premier tome.

Je me suis empressée de me le procurer et je l’ai dévoré en quelques jours. Un beau récit que Julie Marcotte, qui est professeure nous narre, non, nous fait vivre, comme si nous y étions avec les Thomas, Philippe, James, Sara, Victor et tous les autres.

J’ai ressenti toutes les émotions possibles et inimaginables, colère, tendresse, haine, amour. Olivia nous raconte les difficultés rencontrées en classe, les parents qui savent mieux qu’eux comment donner les cours, gérer les enfants qui subissent la séparation des parents et qui sont tellement perdus et tristes. Comment un enseignant peut-il leur expliquer la mort d’un autre enfant ?

Olivia nous invite également dans son intimité avec son amoureux et ses jumeaux. Comme elle ne veut plus apporter les problèmes de l’école à la maison (son couple en souffre) et surtout se refaire une santé, car elle commence cette année scolaire assez épuisée, elle doit trouver une solution et jongler avec tout cela.

J’ai tout simplement adoré et je n’ai qu’une hâte, c’est de continuer à lire la suite de ce merveilleux roman qui est tellement d’actualité. Tous les enseignants doivent se reconnaître et ce récit confirme ce qu’une amie m’a déjà raconté.

mardi 3 avril 2018

McNeil, Gil - Le petit magasin des tricoteuses


Éditions City
Parution en juillet 2015
Pages : 432

Roman contemporain, littérature anglaise

Présentation de l’éditeur

Un an après la disparition de son mari, Jo Mackenzie commence enfin à accepter le fait d'être mère célibataire. Ses deux garçons sont heureux et la petite boutique de tricot que Jo a reprise se porte bien.

Un formidable roman sur l’amitié, l’amour, les deuxièmes chances et la possibilité de reconstruire sa vie.

Mon avis

Le petit magasin des tricoteuses est la suite de « Les tricoteuses du bord de mer » et tout comme le premier tome, il se dévore.

Écrit tout en douceur, c’est le récit d’une jeune veuve qui vit seule avec ses deux garçons et qui s’intègre très bien dans sa nouvelle vie. À sa boutique, elle donne des cours de tricot et s’y est fait un beau réseau d’amitiés.

Il y a la grande star Grace avec qui il est bon d’être vue (ça en bouche un coin aux arrogantes qui lèvent le nez sur elle) et ce qui n’est pas à dédaigner non plus, elle est la meilleure amie d’Ellen qui est la présentatrice préférée des Britanniques. Cela rend Annabel Morgan verte de jalousie.

Il ne faut pas oublier la déplaisante belle-mère et la snob belle-sœur Fiona avec qui elle veut malgré tout rester en bons termes et le pire, c’est son extravagante mère qui vit à Venise et qui agit comme une reine dans son palais qui tombe en décrépitude. Par chance, qu’il y a son frère Vin et sa charmante compagne Lulu pour contrer les excentricités de leur mère !

La manière dont elle élève ses enfants est grrrr…, ils la mènent au doigt et à l’œil, sont tout le temps à se quereller et elle leur passe tous leurs caprices. De vrais petits diables.

Et, je ne vous parle pas de ses amours, car j’espère toujours que le troisième tome sera publié en français.

De la même auteure